Le marché de la cybersécurité belge compte plus de 200 prestataires affichés. Comment distinguer ceux qui vous apporteront réellement de la valeur ? Voici les critères pour faire le bon choix.
Le marché belge de la cybersécurité regroupe plusieurs catégories d'acteurs aux propositions de valeur très différentes.
Les Big 4 et grands cabinets de conseil (KPMG, Deloitte, PwC, EY, NTT, Capgemini) interviennent principalement sur les grandes entreprises et le secteur public. Leur force : la couverture large, la marque reconnue, l'écosystème pluridisciplinaire (juridique, financier, IT). Leur faiblesse : tarifs élevés, équipes parfois junior sur le terrain, prestations standardisées.
Les MSSP et intégrateurs (Proximus NXT, Orange Cyberdefense, Telenet, NRB, Cegeka) proposent principalement des services managés (SOC, EDR, SIEM) et de l'intégration de solutions. Leur force : plateformes industrialisées, large catalogue. Leur faiblesse : conflit d'intérêt potentiel entre conseil et revente, dépendance à leurs partenaires éditeurs.
Les sociétés de cybersécurité indépendantes (Approach, NVISO, Davinsi Labs, EuroShield et d'autres) sont des structures spécialisées de 10 à 200 personnes, focalisées sur la cybersécurité. Leur force : expertise pointue, indépendance commerciale, agilité. Leur faiblesse : couverture sectorielle parfois limitée, capacité de delivery sur très grandes missions.
Les freelances et micro-structures sont nombreux et peuvent être pertinents pour des missions ponctuelles. Attention au manque de robustesse contractuelle, à la difficulté de couverture continue (vacances, maladie) et à l'absence souvent d'assurance professionnelle.
Au-delà des plaquettes commerciales, sept critères discriminants permettent d'évaluer un prestataire.
Quelques signaux faibles, faciles à détecter, distinguent les prestataires sérieux des autres.
Les rapports types : demandez à voir un exemple de rapport (anonymisé). Un rapport pauvre, générique, sans recommandations chiffrées et priorisées révèle une prestation faible. À l'inverse, un rapport dense, structuré, avec annexes techniques solides révèle de la rigueur.
La capacité à dire non : un bon prestataire vous dit quand votre demande n'est pas adaptée à votre besoin réel. Un prestataire qui dit toujours oui est focalisé sur la vente.
La méthode de chiffrage : un chiffrage au forfait après cadrage est sain. Une facturation à la vulnérabilité ou au temps passé sans plafond est suspecte.
La gestion des données : si le prestataire ne sait pas vous expliquer où sont stockés vos rapports, comment ils sont chiffrés, qui y accède : c'est mauvais signe.
Les questions posées : un bon prestataire pose beaucoup de questions sur votre contexte. Un prestataire qui parle de lui-même pendant tout le premier rendez-vous n'est pas en train de vous écouter.
Avant de signer un contrat avec une société de cybersécurité, posez systématiquement les dix questions suivantes.
Échange gratuit de 30 minutes avec un consultant senior pour cadrer votre projet.
—